Extrait du recueil: Des Larmes rouges par Amoulaye

SOUVENIRS AFFREUX

Ce jour là, je me souviens comme si c’était hier,
Ces bâtonnets enflammés qui donnèrent une triste lumière,
Il n’était plus question d’une lueur despoir,
Mes larmes qui reflétaient la lenteur des flammes,

Ce jour là, Je me souviens comme si c’était hier,
Personne ne me consolait,
Mais maman n’agonisait pas,
Non ! Loin de là ! bien pire ! Vers le ciel, elle était sur ses pas,

Ce jour là, je me souviens comme si c’était hier,
Je l’ai vu étendu, c’était cette fois ci la dernière,
Je n’y croyais nerveusement pas,
Pourtant il fallait bien supporter le poids.

Amoulaye Carlos

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Extrait du recueil: Des Larmes rouges par Amoulaye

LE VILLAGE DU SILENCE

Que les tombes me chérissent,
Dans Cette nouvelle carrière que j’embrasse,
Ce touriste amputé,
que je suis, en plus endetté,

Vain, ces visites dans ces villages de fleurs,
Le silence fleurit et donne naissance aux pleurs,
L’amour propre fait place aux cléments,
Le mal me fait du chantage quotidiennement,

Je la voulais pour mes rêves,
Je la voulais pour me faire un nom,
Je la voulais pour mon sermon,
Enfin une nouvelle fois si possible le veux, c’était une mère de rêve !

Amoulaye Carlos

Extrait du recueil: Des Larmes rouges par Amoulaye

LE NOUVEAU-NE

On me disait qu’elle était si simple, pourtant,
Je n’avais jamais connu la guerre,
Je n’avais jamais connu le malheur,
Ces mensonges, je n’avais jamais bu autant,

On me disait qu’elle était si simple, pourtant,
Ces étoiles qui naissent sans fin,
Avec cette grandissante faim,
Certains l’observent sans maman,
Oui ! On me disait que cette vie était si simple, pourtant,
Je n’avais jamais connu la discrimination,
Je n’avais jamais connu la corruption,
Je n’avais jamais connu tout ceci,
Parfois je regarde droit dans les yeux la vie,
Je pousse des cris en disant : oh bon sang ! Mais maman !!!

Amoulaye Carlos

Extrait du recueil: Des Larmes rouges par Amoulaye

L’ENFANT PRODIGE

L’ange à l’aile cassée ;
Je le suis parfois !
Ce buffle au physique inutile et mutilé,
Je ne m’en rendais pas compte des fois !
Ce monde qui a du mal à m’accepter,
Je ne l’imaginais même pas !
Ma vie n’est qu’échec et pitié !
Je ne m’y attendais vraiment pas !
Cet entourage qui néglige mon ancien statut d’écolier !
Pourtant je surmontais le froid !
On me parle de connaissance erronée !
Oh !comme jai été rabaissé si bas !
Je fus intellectuellement séquestré !
Je le sentais au bout des doigts !
Quel malheur dêtre fils du colonisé !
L’eau ne ruissèle plus devant la cour des rois !
Quel désarroi ?
Moi je veux garder ma foi !

Extrait du recueil: Des Larmes rouges par Amoulaye

ETERNEL INSATISFAIT

Que le sucre me semble salé,
Je ne m’ennuierai pas avec la solitude,
Les flots m’inondent et m’empêchent d’être heureux,
Je me tourne vers moi pour repartir vers moi,

Perdu dans ma prosternation,
Ta nouvelle demeure me serve de direction,
Certains parlent du pays des merveilles,
Mais moi je voulais te voir vieille,

Quel est ce pays où même maman fut accueillie?
Qui ne trie pas ses étrangers,
Dont les étrangers sont toujours accueillis,
Quelle hospitalité exagérée !